Tuesday, January 30, 2018
Yè Oswa...
Yè oswa,
Mwen kwaze avè’w lè’w te piti
Mwen wè'w kap jwe lago,
Adje O!
Gen lè ou pa konn plezi jwèt la
Se pa nan konn kache ni nan konn kouri ?
Plezi a se nan chwazi ki moun wap kite kenbe’w wi
Yè oswa mwen kwaze avè’w lè ou te piti
Ou pa t konn sekrè jwèt lago.
Lunise Jules. 2013
Friday, August 11, 2017
THOMASSIQUE...Un Cri Fend La Nuit
Je suis à Thomasique pour deux jours et demi dans le cadre de mon travail. Thomassique un beau nom pour un beau village. Ce n’est pas loin du prénom de mon père. Il y a vécu en fait, il a grandi dans la zone et en parlait souvent de son vivant. Ses parents y possédaient des lopins de terre, je crois, mais je n’en sais rien à part que la zone fait partie de l’enfance du premier homme de ma vie, mon père. Honnêtement je préfèrerais être à Port-au-Prince en cet instant précis, chez moi. Mon environnement me manque et je ne me sens pas le courage de faire face, plus tard, à la nuit sans électricité.
Dans la cour de l’église baptiste où se trouve aussi la maison du pasteur qui nous héberge, des gens viennent collecter de l’eau fraiche d’une fontaine implémentée à cet effet. Ils parlent de deux jumeaux de deux ans atteints de choléra. La maman vient juste de passer, hâtant le pas vers l’hôpital où ses enfants sont en train d’être soignés . Elle ne peut rien contre le choléra mais sa présence, ses prières en leur faveur doivent certainement être d’un apport sublime. L’une des voisines lance un commentaire qui me secoue un peu : Ah ! lap mennen konba sa pou kont li ! Nèg la ap anmize li ! Qu’en savent-ils, me dis-je ! Chacun a sa façon d’exprimer la douleur. Certains prennent la fuite. Un autre commentaire se charge d’éclairer ma lanterne : Si li pèdi timoun sa yo….li tou pèdi tout bagay paske fanm nèg la fèk akouche yon pitit gason. M te pale ak manman jimo yo ayè, li di m Bondye pap kite l pèdi batay sa.
Cette conversation ajoute une tonne d’émotions à l’atmosphère pourtant sereine. La brise généreuse n’arrête pas de faire pencher les feuilles de l’arbre sous lequel je me tiens et j’éprouve un plaisir infini à les laisser me caresser le visage et les épaules nues. Je déserte volontiers cette provision de félicité passagère pour me laisser aller à imaginer la vie de cette maigre femme que je viens de voir passer. Comme si être pauvres et avoir deux enfants atteints d’une maladie stigmatisante, dont on ne guérit que par miracle dans une zone dépourvue de services adéquats, n’était pas une charge suffisante ; il faut aussi que l’éventualité de la guérison ou de la perte des fruits de ses entrailles soit un élément d’une lutte consacrant le pouvoir social immense qu’elle et tous ceux qui croient et pensent comme elle confèrent à l’homme haïtien. Elle devrait se retirer de ce cinéma et changer sa vie…Si seulement elle le pouvait !
On se couche tôt à Thomassique. Très vite dans le soir, je vois les lueurs des petites lampes mourir et les fenêtres se fermer. Je rentre dans ma chambre, m’étends sur le lit, souhaitant m’endormir le plus vite possible. Un cri, soudain, fend la nuit. Le sujet de la conversation du début de la soirée pénètre la chambre avec lui et emplit tout l’espace. J’arrête de respirer.
Le cri s’élève à nouveau, plus long cette fois-ci. Allongée sur le lit, j’imagine les petits corps froids des enfants. La fusée sonore parcourt le village et le domine durant une bonne partie de la nuit. Je ne pas lutte pas contre elle. Je l’accepte. Je pleure aussi sur moi. Je porte en moi tout une cargaison de tristesse qui ne demande pas mieux que d’accueillir cette contribution à l’expression de la peine. Je pleure en silence. Je ne suis pas chez moi. Je maudis la MINUSTAH porteuse de ce fléau. Je déplore notre système de santé moribond. Je maudis les politiciens. Je condamne tout ce qui est condamnable incluant ma propre personne à cause de mon impuissance face à toute cette précarité. Combien d’enfants subissent comme moi le tourment de ce cri perçant dans la nuit et savent que l’un d’entre eux vient de mourir. Combien de mères sont en train de chercher leurs mots pour expliquer à leurs enfants que le diable choléra ne les emportera pas aussi dans sa fureur contre le village ? Fatiguée, la voix devient de plus en plus faible puis s’éteint dans la nuit. Je m’ endors épuisée.
Le lendemain matin, je me lève tôt pour m’enquérir des nouvelles de la famille. Un petit groupe de trois est sur la cour. Je m’approche de mon hôte et lui dit : La dame a perdu le combat. Ah me dit-il, manmzèl se yon gwo foutbolè. Li drible tout moun ! J’ai bien entendu sa remarque mais tellement certaine de la mort des enfants, je poursuis sans m’attarder sur sa phrase. C’est malheureux de voir mourir des enfants mais …quel choix a-t-elle fait lui dis-je, me reprenant bien vite ? Ils ne sont pas morts, elle est morte. Rentrée de l’hôpital hier soir, elle s’est couchée et s’en est allée. Fatiguée de mener tant de batailles, elle a choisi une autre voie. Et les enfants dis-je, à l’hôpital entrain de recevoir des soins. A-t-elle choisi ?
Lunise Jules
Août 2011
Monday, July 24, 2017
Pluie d’hibiscus
Il
a plu des hibiscus
sur
mon toit ce soir
je
les ai sentis se glisser
sur
mon front abimé
avant
même d’échouer
sans
bruit sur mes genoux
ils
étaient déjà flétris
pour
avoir tant donné
de
leur éclat ils ont balayé
l’ombre
sur mon chemin
transformé
mon rictus
en
une fleur à partager
Il
a plu des hibiscus
sur
mes genoux, ce soir.
Saturday, June 17, 2017
Sans Titre
La douleur ne
s’éteint pas douleur
La colère ne
meurt pas colère
Ma folie a
conscientisé ma raison
Et me voilà hors
du labyrinthe
Les larmes sont
autant filles et fils
De la joie que de
la peine
La vie prend feu
Et nous mourrons
à sa place
Le feu en moi
s’est fait complice de la nuit
Et me voilà libre
de rêver
Le sommeil a ses
moments de veille
Le doute et la
recherche sont siamois
L’amour m’a
ouvert son cœur
Et me voilà
engagée dans la course
Le présent est
toujours nouveau
Le réveil est un
don
Deux enfants ont
comblé ma journée
Et me voilà
amoureuse de la vie !
Lunise Jules
06.17.17
Sunday, March 5, 2017
Tristesse on m’appelle
Tristesse on
m’appelle
Je vois naître et
fais naître des fleurs et
De grâce ne
mettez pas en doute mon talent
Si en votre âme
mon dépôt de suie
Témoigne du
passage d’un feu fou
Victime de sa
propre chaleur
Il n'y a pas
effacé la lumière
Ne m'abandonnez
pas
Je vous prie
Nous sommes si
bien si vrais ensemble
Restez quand même
la transhumance
parait une commande
Ne croyez pas aux
avances de l’estive frivole
La remue est si
souvent passeuse de fausses allégresses
Honorez plutôt la
convocation magique des éclaircies
Et l’audace des
courants d'eau qui pour vous changent de lit
On m'appelle
tristesse
Je transforme le
grain de poussière marchand de larmes en perles précieuses
Ne bousculez pas
ma compagnie
Nous sommes si
bien si vrais ensemble
Lunise Jules, March 5,2017
Thursday, February 2, 2017
Mon pays
Des larmes
miracles font la fête
Sur la montagne
érodée rendue
Stérile à regret
par des enfants perdus
La montagne
fiévreuse
Accoucheuse de
misères
Toute ramollie
d’amour humide
Se laisse
disparaitre
Par gouttes
épaisses
Offrant dans
leurs chutes
A chaque pierre
frivole
Une accolade
Jouisseuse de
nudité
Des larmes
fatales font la tête
Aux cimes
édentées
Pour ne pas
pouvoir faire la fête
Mon pays
pourra-t-il un jour
Se laver à sa
propre rivière
Viendra-t-il pour
lui le temps de
braver son miroir
Pleurer ses
défaites
Lancer sa propre
bande de raras
Se déhancher de
ses propres tours de reins
Déserter l’ile
qu’elle ne veut plus être
Entreprendre
d’être l’ile de ses rêves
Des larmes
miracles te font la fête
montagne abusée
laisse-toi embrasser
Du baiser qui
botte son cul à la nuit noire
Feb.2.2016
De l’Orient d’Athène
Monday, November 28, 2016
"Yo Pap Anpeche m Vote"
Atik sa te pibliye deja nan "Woy Magazine" nan jou ki te 29 Novanm 2015.....
An jeneral, lè map rantre lakay mwen Ann Ayiti, si map soti Petyonvil, mwen rayi
pase sou wout frè akoz blokis ki pratikman declare lapèmanans nan zòn sa. San
konprann pouki, Vandredi 20 Novanm ki sot pase a, nan apremidi, mwen deside pase pa wout frè pou m soti Petyonvil rive nan Jakè. Blokis la
te byen rèd; mwen pran pasyans, mwen
gade mache a ki anvayi la ri a, mwen gade moun yo kap vann a tè a, yo pa bay machin fè anyen pou yo. Detanzantan
mwen anvi kase tèt tounen paske blokis la ridikil, men gen yon bagay ki kenbe m. Kèk
minit apre mwen fin rantre nan lakou lakay mwen, telefòn mwen sonnen. Se te yon
zanmi ki te gen pou vin vizite’m ki tap
aprann mwen ke delma 95 , wout nòmal lakay mwen te enposib, wòch ap voye,
lòbey…Se te premye fwa manifestasyon kont eleksyon 2015 yo te vyolan konsa. .Mwen pat menm vle imajine sa m tap fè si
lidem pat dim pa pase sou delma…..Pèsonn pa ta imajine ke madanm sa ki pè konsa
jou 20 Novanm 2015 la, te nan la ri
Potoprens 29 Novanm 1987, tankou yon anjandre, ap chache wout pou li ale
vote pou premye fwa nan vi li.
7 Fevriye 86, lè pouvwa
Divalye a kraze, menm si m te wè sa ta pral rive, mwen te kwè m tap reve. Menm
si m pat konfòtab ak tout deblozay vyolans kont yon pati nan popilasyon an,
mwen te kontan rejim sa te al bwa chat. Mwen pat kapab sipòte awogans makout
yo, mwen te rayi jan nenpòt moun te ka disparèt san chèf nan peyi a pat gen pou rann kont pou la vi yo tap detwi.
Rèv mwen te chaje ak kochma sou zanmi manmanm ak papam yo ki te disparèt, moun
rejim nan te fè fizye epi oblije moun al
aplodi sou chalmas Okap tankou Max Péan,oswa devan la bank repiblik dayiti nan
okap lè yo te fizye nèg fou sa kite joure manman Divalye yon jou( pa menm nan figi
Divalye non…). Bagay sa yo te fini! Sa ki pi bèl la, nou tap ka al vote pou chwazi moun nou vle ki pou
dirije n. Ak yon pakèt rekot kafe sou
tèt mwen, pèsonn pat ka kondanem si m tap danse chak fwa m te sonje ke mwen te
resi pral vote nan vim….
Ah! An 1987, moun ki te gen aparèy leta yo nan men yo pat
fen tankou nèg jounen Jodi . Mesyedam
1987 yo pat kontante yo aplike teknik
vòlò vòt pèp la. Yo te fò nan anpeche pèp
vote, fò nan touye moun kap vote paske
yo te gen gwo cha lagè nan men yo san yo pat janm ka jwenn okazyon pou yo eseye
yo. Mwen pa kache di nou…nou te chofe kon vè lanp pou nal
vote . Nou te kwè ak tout kè nou ke se te sèl mwayen pou nou te fè
revandikasyon nou pase epitou pou preske nou tout, se te premye fwa, premye fwa
nou ta pral vote.
Tout lannwit 28 Novanm zam
tap chante; mwen te kwè se te sekirite lame Dayiti tap prepare; se te avètisman
yo tap bay atoufè ki ta vle fè dezòd pou anpeche pèp la vote nan lòd. Lame
tap veye….Nap kapab vote … byen bonè…..Anyen pap ka kenbe-m. Se sa m te di nan tèt mwen.
Sa te gen apenn 10 jou, depi
mwen te akouche yon bèl ti bebe. Manmzel te vini anvan eleksyon pou manman l kapab
vote. Bon timoun ! Depi mwa sektanm m tap eseye konvenk doktè Jean Louis
pou li pran timoun nan anvan eleksyon pou mwen , men li te di m : «
Lunise nou pa nan fè politik nan zafè akouchman » . Poutan se
te yon gwo tèt nan pati politik MOP. Wouch… kote sa l pat ka konprann la? Nou
te konnen se sezaryèn map fè, ki donk nou te ka chwazi pou pitit la pa fèt twò
pre 29 Novanm. Byen senp !
Bondje fè Nathalie se yon bon timoun, aktivis
depi nan vant; depi le 16 Novanm li pwente.
Ven Novanm mwen te deja lakay mwen, ap eseye mache dwat poum kapab al
vote. Le 28, pansman sezaryèn te anba vant mwen toujou men…sa pat kapab
anpechem mache…. al vote …..premye fwa nan vi m.
29 Novanm, byen bonè, nou
desann nan kafou kris-wa sou Nazon; lame te deja pòste yon gwo cha lagè la. Premye
sezisman: Tou pre cha a, mwen gade, mwen
wè yon kò atè a, yon dezyèm lòt tou pre, yon twazyèm…yo anpeche machin nou
pase. Gen yonn nan kadav yo ki ta sanble
ak yon jounalis mwen konnen. Vant mwen pran bouyi, mwen kase yon kout rèl pou m
pa toufe. Men, mwen pa mande tounen lakay.
Yo pap anpeche m al vote. Ki lès
ki dwe te fè zak sa? Ki jan militè yo te fè kite yo fè sa? Ki jan yo fè touye moun sa yo anba bab militè yo
ak tout gwo cha lagè a? ? Yo kanpe
la, tou pre. Nou kontinye vanse, nou vire yon jan pou nou pa kraze kò yo.
Voup ! nou rantre nan
avni Poupla. Se la mwen pral vote, nan lekol nasyonal la. Depi delwen mwen wè
yon liy kap fòme; malerezman nou tande de twa kout bal tire : ta ta ta ta ta ..Liy nan gaye. Tout
moun kouri abrite yo pou yo pa pran katouch men, yo tounen ankò, yo refòme liy
nan. Se la pou m ale. Mwen prese ….Menm anba
tivant mwen, paske doulè a la toujou, men li pa fò ase pou l anpeche’m vote. Li
lè poum ta desann machin nan pou m al jwenn liy moun kap vote. Nap gen
tan vote.
Toudenkou, yon gwoup ti mesye vin bare machin nou. Yo oblije
nou kanpe. Yo vle nou ede yon madanm ki atè a ak on paket san sou li, janm dwat
li plen ak bal. Fòk li ale lopital. Li ta pral
nan travay li Kwadèpre epi li pran bal. Se lè sa mwen resi reveye, mwen pran konsyans ke mwen te nan lagè. Mwen
realize la ri a pat gen anpil moun epi pa te gen okenn lot machin non plis. Sant bal te tou patou. Lanmò tab bay lavi bel kout dan. E
mwenmen, mwen te pote tèt mwen ba li, nan vale lanmò lame dayiti ak tout
zakolit li yo te trase pou nayif ak inosan ki te kwè demokrasi te posib ann
Ayiti lè sa.
Machin mwen genyen de pòt
Selman. Si m desann mwen ka pran bal men, fòk nou sove madanm nan. Touswit mwen
dikte yon estrateji e pèsonn pa gen tan pou diskite : Chofè a ap rete
chita ; mwen menm map konte 1-2-3. Sou “1” map desann machin nan, sou “2 “map
desann chèz mwen, sou 3 yap foure madanm nan nan machine nan. Ti lame enpwovize
a te mache byen. Sou “3” madanm nan te nan machin nan. Trap de nou rive lopital
jeneral paske la ri Pòtoprens te blanch. Ti kantite machin nou te rankontre yo,
yo tout se te djip menm jan ak pa nou. Nan tan sa, se militè ak ONG kit e gen
sa yo te rele machine do wo. Rive Lopital Jeneral, touswit yo akeyi madanm nan
pou yo mete nou deyò kon chen. Yo rele sou nou jis nou egare. Yo pa te vle nou
wè kantite moun yo tap resevwa….
Mwen tap tranble kou fèy
bwa koulye a. Motivasyon pou vote ale,
motivasyon pou sove lavi madanm nan fini, yo kite nou ak yon laperez. Ki wout ki pi bon?…ki kote yo
pap tire moun? Pase bò Lali, yo te fèk fin
ravaje moun nan riyel Vayan, nou kouri vit. Gen yon mesye ki te fèk soti pran
bal nan yon bò tet li; san ap koule sou
zepòl li; li gade machin nou epi li ranmase yon denye fòs pou l kouri paske se
machin djip ki tap tire sou moun. Li pat konnen se te inonsan parèy li ki tap
vini fwa sa. Eske map gen tan rive lakay
mwen? Eske map gen chans anbrase kat pitit mwen yo? Eske map gen chans kenbe ti
bebe m nan ankò. Se Sèlman vote m te vle vote pou premye fwa….
Mwen rive lakay mwen, mèsi Bondye !
M kouri dwat al devan bèso nouvo pitit fi m, mwenn gade li epi mwen pote l
plent ak tout dlo ki te nan jem ak nan vwa m, tankou yon ti moun piti, tou piti
paske se konsa m te santi m jou a : « Tali, se vote m te vle vote wi…pou
premye fwa…Yo pa kite m vote…
Lunise Jules
Pibliye pa « Woy Magazine,29 Novanm 2015
Thursday, May 19, 2016
Ti koze m ak drapo m
Ti koze m ak Drapo m…
Yo di m lè w te fèk
fèt
Ou te gen twa
moso
Men anvan w bat je w
Ou te deja pèdi
moso
Yo di m gen yon lè
Yon zèl ou te nwa
Men gen yonn tou
Ki pa janm
chanje
Se dwe paske li
make san ?
Yo di m te gen yon lè
Ou te pòtre de
zanmi
Ki te kanpe
kòt a kòt
Men vin rive yon
lè
Yo kouche len sou
lòt
Ki lè nou gade
lòt nan je menm ?
Lè nou len sou lòt
Oswa lè n kòt a
kòt?
Oswa se lè sa
make san?
Kantite moso
Koulè ak pozisyon
Toujou twòp pou
mwen
Sa m renmen se lè
w anlè a
Van vire w bò isit, bò lòt bò
Ou pa fè rebèl,
ou danse
Oswa ou poze san
pwoblèm
Sa m pa konprann
Se jan yo fè w fè chimen yo
Yo voye w monte kon avyon
Epi lè pou w desann
Se tankou yon kabwèt
Se dwe paske desann nan make san?
Kèk ti kesyon m vle poze w depi lontan
Ki jan ou santi w
jou fèt ou?
Ou resevwa kado ?
Diskou granmoun
Ak kadans ti moun lekòl
Kilès ou pi pito
?
Ochan pou sa n pa
wè
Ak sèman pou n al
pi lwen pase yo
Kilès ou pi pito?
Ou wè sa n pa wè yo lè w anlè a ?
Yo mare fache ak nou wi, pa vre?
Anhan ! Se sak fè
lè yap desann ou
Se tou dousman yo
blije fèl....
Ou toujou twò
chaje ak pinga!
Se domaj ou bèbè
!
Fè jès pou ou di nou
Sa ou renmen non…
Na tanmen ba w
Kado ki fè w plezi .
Pale ak nèg ak
nègès yo anlè a
Di yo nou pa konn
sa nap fè
Menm lè jwèt la make san.
Lunise Jules, May
17,2016
Rue de La Montagne
Friday, January 9, 2015
Chak fwa ou vini
Chak fwa ou vini
La vi vin tou nèf
Tout bon, ou se yon mistè!
Chak fwa m tande vwa w
Yon ti flè pouse
Chak fwa je n kwaze
Yon zwezo' vole
Chak fwa'w pwoche pre'm
La pli farinen
Chak fwa ou Vini,
Ou fè'm anvi jwe
Tout bon, ou se yon Mirak !
Lunise Jules
06.05.2013
Sunday, September 14, 2014
Nos Fleurs à nous......
Nos fleurs à
nous..............
Assis à ma table,
je regarde sans voir; déterminé à jouir pleinement de ma dernière soirée en
Haïti je cherche surtout à me concentrer sur chaque élément porteur de joie .
Pour l'instant, je n'entends offrir aucune concurrence à ma bière
"prestige" que je délecte sans mesure, faisant claquer bruyamment ma
langue, oubliant complètement l'élégante compagnie de toutes ces dames autour
de moi . De toute façon je ne les connais pas . Ma bouteille complètement
vidée, je cherche à repérer un serveur pour une nouvelle commande quand cette
chanson de Koupe Klouwe s'impose à moi et avec elle cette irrésistible envie de
danser. Je me tourne et offre ma main à cette dame qui me parait aussi troublée
par la chanson que moi. Je lui prends la main et ensemble nous nous laissons
guider par le Roi à la fois riant et chantant. Un simple geste de ma compagne
me ramène soudain à plusieurs années en arrière et me porte à me rendre compte
que je tiens dans mes bras la pire des pestes de ma promotion au lycée. Dieu ce
qu'elle était jolie, espiègle, intentionnellement inaccessible et brillante de
surcroit! Complètement ignorante de l'effet de son sourire, elle nous arrachait
le cœur à nous les garçons de sa classe à force d'ignorer toutes nos
prétentions ou velléités de prétention. Pour ne pas troubler mon plaisir je
l'attire à moi et la serre d'un peu plus près m'enivrant de l'odeur de ses
cheveux. Je ne peux croire que ce petit corps a porté des enfants.... C'est
alors que la magie disparait avec l'arrêt brutal de la musique. Les jeunes
abrutis ignorants et inconscients du désastre qu'ils vont provoquer décident
d'offrir au public un des succès d'un groupe musical à la mode. Je vois mon
amie porter la main à ses yeux et perdre de son assurance. Elle me piétine.
Contrarié, je la ramène à sa table. Je la regarde et lui fais un sourire...
c'est alors qu'elle se rend compte, qu'après trente ans, elle vient de
m'accorder cette danse inespérée qu'inconsciemment j'attendais encore, autour
de l'une des chansons préférées de toute la promotion:
La pli tonbe souvan,
Soley klere toulejou
Mwen leve maten an
mwen jwenn jaden kèm fleri....
En effet, depuis
lors nous cueillons des fleurs sur notre parcours, certaines toutes fraiches,
certaines fanées avant même de tomber mais des fleurs quand même, nos fleurs à
nous.
LJC,Petionville Haiti
Sept.2014
Wednesday, August 20, 2014
Le Bariton des Montagnes
Sur la route nationale #1, à la sortie de la ville des Gonaïves, une
foule imposante offre un spectacle
culturel sans pareil à la veille de la fête des Pâques. Ayant été longtemps
privée du plaisir d'entendre, ne serait-ce que de loin, les échos des réjouissances
auxquelles se livre le peuple de mon pays au cours de toute la semaine dite
sainte, je ne me sens nullement dérangée par ce qui s'annonce: Un groupe
d'hommes et de femmes, bouillant d'énergie,
portant la gamme de toutes les couleurs les plus éclatantes, dansent et chantent
accompagné d'une musique forte, dominée par le tambour et des instruments à
vent .
Le jeu de couleur m'envahit.
Je ferme les yeux et je le revois vivant. Cela m'amuse. Je ferme, rouvre et
referme. J'invite les enfants à faire de même mais ce n'est pas ce qui les intéresse.
Les instruments fascinent Tina et Taly.
Tu ne nous as jamais dit que les musiciens des" bandes de raras"
inventent leur propres instruments, s'exclame Taly; Wow! Marijo aurait du être avec nous pour voir
ca! Regarde ces " sortes de
trompettes"! Et ce gros instrument
qui produit ce son grave on l'appelle comment Manmy? Moi aussi je suis fascinée de revoir et d'entendre le
bambou. Cet instrument a toujours eu le
pouvoir de me donner l'envie de danser. J'aime
le son grave et le rythme inhérent à ce son; J'adore la façon inexplicable qu'ont les
instrumentistes de scander ces notes qui pour moi viennent d'abord du fond de
leur gorge. Sans attendre ma réponse, Taly
change d'intérêt : regarde cette file de femmes qui soulèvent leur jupe pour montrer leur culotte
de satin! Ce qu'elles font c'est ce que tu appelles "roulade" Manmy?
Non Tina, cela s'appelle "grouyad". Regarde bien comment elles s'y
prennent. C'est comme quand tu fais le houlahoup, dit Mélodie. Non chérie c'est
plus profond et plus sérieux dis-je . La
musique prend un autre niveau avec un nouveau roulement de tambour impressionnant suivi d'une voix forte chantant : BANDA
E..E... BANDA ALE LAKAYE . Toute la
bande poursuit en choeur: VOYE RELE BANDA..POU MWEN..BANDA ALE LAKAYE. Mon fils
jusque là silencieux demande qu'on arrête la voiture. Son père refuse mais
comme pour répondre au désir de l'enfant la bande nous encercle obligeant le chauffeur à s'arrêter. Un groupe
de dames portant de beaux et larges
chapeaux pareils à ceux que l'on voit dans les grands magasins de Brooklyn
ainsi que des culottes rouges de la même marque entreprend d'exécuter un
show de déhanchements dédié au chauffeur .
Mon invitation à analyser les profits que doivent avoir faits celui ou celle
qui a obtenu le contrat de confection de toutes ces culottes et de ces chapeaux
ne semble intéresser personne. De toute
façon, ma voix n'a aucune chance de surpasser la musique. Dans la voiture on
est silencieux, admiratif!
Le drapeau flotte. L'odeur du clairin monte et fait la compétition
à celle forte et âpre de la sueur collective de cette bande en transe. De ce mélange de couleurs, de grondement de
tambour et de roulement de hanches de femmes fessues se détache la voix du bariton des montagnes qui, les yeux fermés, les bras ouverts, continue de réclamer à tue tête qu'on lui ramène Banda de
l'Arcahaie. Et mon fils de me dire en me
tirant tendrement à l'arrière par les cheveux : Manmy, tu ne nous
avais pas dit que c'était aussi beau en Haïti!
ljc, Petionville, Haiti.| source |
UN MOMENT SPECIAL.....
La salle est comble; le maître de cérémonie m'annonce; je tremble de tous mes membres. Au bord des larmes j'entre en scène sous les applaudissements du public. Je cherche du regard un visage familier et repère ceux de mes enfants tous assis en première loge. Nathalie me sourit et je lui rends son sourire. Je prends ma guitar, la caresse doucement juste pour etablir le contact et sentir sa chaleur puis je me lance dans une interprêtation de la chanson d'Anne Murray:
"When you are down and troubled
And you need some love and care
And nothing, nothing is going right
Close your eyes and think of me
Soon I will be there
To brighten up even your darkest night"
"Kouzen wa pot manchè pou koupe move zèb woy"
Wa pote manchet, wa pote manchet....Woy kouzen....
Aimé longtemps puis énormément
Mais je les ai tous perdus
Car comment aimer je n'ai jamais su."
En guise d'applaudissement, j'entends soudain une publicité de Tonton Bicha... ....J'ouvre les yeux et me retrouve au beau milieu de mon lit.
Lunise Jules
A Ton Réveil
Des soleils et des lunes
Se sont levés
Puis assoupis
Désespérés de ne pouvoir
Ebranler ton ciel endormi
Se sont heurtés
Sans merci
Puis se sont courbés
Pour saluer ton rempart
Ont refroidi
Ta plage déserte
Les vagues tricheuses
Ont emporté tes larmes
Fragilise déjà
L’agitation et le tumulte
Jusqu’ici vainqueurs
De ta raison et de ta foi
L’aube s’impatiente
De s’unir au midi
Sans souci du marasme fatigué
D’avoir trop longtemps régné
La brise te promet
Une chanson nouvelle
Et la terre
La douceur de ton cœur d’enfant.
-Lunise
Je ne veux plus dormir à la belle étoile
| source |
La nuit trop intelligente risque de comprendre
La lune trop attachante risque de voir mon âme
Je ne veux plus dormir à la belle étoile
L’amitié du crépuscule me ravit mon refuge
L’obscurité apprivoisant mes sens défie mon intimité
L’amitié du crépuscule me ravit mon refuge
L’obscurité apprivoisant mes sens défie mon intimité
Je ne veux plus dormir à la belle étoile
Le sourire de la nuit perd tout son sens
Quand mon regard fend l’obscurité et croise le sien
Le sourire de la nuit perd tout son sens
Quand mon regard fend l’obscurité et croise le sien
Je ne veux plus dormir à la belle étoile.
La complicité des ténèbres met en fuite mon rêve
Elle le rend jaloux et paralyse mes étoiles
La complicité des ténèbres met en fuite mon rêve
Elle le rend jaloux et paralyse mes étoiles
Je ne veux plus dormir à la belle étoile
Jouir sans partage de cette fulgurante beauté
Alourdit les pas de ma nuit et coupe ses ailes au temps
- Lunise
Jouir sans partage de cette fulgurante beauté
Alourdit les pas de ma nuit et coupe ses ailes au temps
- Lunise
Sunday, August 10, 2014
De la Terre Au Ciel!
Ce matin-là j'eus du mal à me réveiller. J'avais les les chevilles comme verrouillées et
un vertige naissant . Pourtant rester
chez moi était hors de question en
raison de tout ce qu'il y avait à faire en cette dernière semaine de
l'année fiscale. Je dus donc me secouer un peu pour me rendre au bureau. Au
milieu de la journée, je n'allais toujours pas
bien. Une autre tasse de café
aurait du aider mais cette fois-ci doubler ma dose de caféine refusa de marcher
pour moi. Pire, je sentais venir une migraine sous forme de lancements
intermittents au niveau de la tempe gauche. Je n'étais pas du tout d'aplomb alors que j'avais à participer dans
une heure à une séance d' évaluation
annuelle de ma performance conduite par mon superviseur immédiat qui devait reprendre l'avion
pour le bureau régional à Honduras tout de suite après la
rencontre, le même jour.
Pour me
détendre un peu et faire bonne figure au cour de cette rencontre importante, je
décidai de sortir et de marcher un peu
dans le quartier pour quelques minutes.
Ce n'était pas une mauvaise idée
que d'aller dépenser un peu d'énergie et en gagner aussi en marchant. Je commençai ma petite session de marche tout
en respirant volontairement . Fort heureusement le quartier est en
général assez propre et la journée n'était pas très ensoleillée. Je trouvai fort agréable l'odeur qui s'échappait des cuisines cachées derrière des murs géants. J'étais contente de voir nos voisins et d'être
témoin de cette vie autrement active tout autour de nous alors que nous étions enfermés dans notre bureau à nous concentrer sur des entrées et des dépenses, des rapports de fin de mois, des
visites et des rencontres de suivi de projets et de programmes.
En
m'approchant de l'une des maisons, je fus accueillie par les éclats de rire d'un
groupe d'enfants. Arrivée à leur hauteur, je m'arrêtai et pus voir à travers une grille qu'ils jouaient à la marelle. C'était le tour d'une petite fille : légère
elle parcourait les carreaux sans faillir du début presqu'à la fin. Il y avait si longtemps que je n'avais pas vu ca ! C'était mon jeu préféré du temps de mon
enfance . Ces enfants y prenaient autant de plaisir que nous quand nous avions
leur âge mes frères, mes sœurs, mes cousins et moi. J'étais particulièrement bonne à ce jeu auquel se prêtaitent bien notre cour, celle de l'école, les
trottoirs de la rue 16 D-E les grands espaces de la
place publique en face de la cathédrale du Cap. Partout on pouvait voir ces
carrés tracés par des mains habiles d'enfants. En partant de la" Terre" les
trois premiers degrés étaient faciles et invitaient à courir ou à marcher
suivant son humeur. A partir de 4 et 5 , cela devenait plus compliqué ; il fallait
viser juste et ne pas rater son cible en
projetant le palet (un objet léger ou
plat ) exactement dans l'espace approprié
et aussi et surtout faire une partie du parcours sur un pied sans perdre son équilibre
jusqu'à parvenir "Au Ciel". Dans ma petite tête d'enfant, rater le ciel était
comme rater le paradis ou le bonheur à l'avenir. C'était comme une prédiction. Je m'évertuais donc à toujours gagner le
ciel, et ce moment était pour moi
spécial, c'était l'extase. Je sautais
toujours les yeux fermés et les bras en l'air en criant "Ciel!!!! Maintenant je me
rends compte que c'était faire un voyage au
ciel sans passer par la mort!
Ma migraine était complètement partie. J'avais une envie folle de me joindre à eux mais j'étais embarrassée de le leur demander . Remarquant que la barrière était ouverte, je fis mine de l'ouvrir et l'une des filles s'avança et me dit: Vous travaillez en face, on vous voit chaque jour; j'en profitai donc pour lui faire ma requête de participation. " La marelle est ...non.... était mon jeu préféré, lui dis-je. Deux adolescents assis un peu plus loin éclatèrent de rire, me ramenant soudainement à la réalité . ... trop vieille pour jouer, et si je tombais et me cassais la jambe? Alors me vint à l'esprit l'une de mes aventures liées à la marelle qui me fit éclater de rire à la grande surprise des enfants. Une fois, en revenant de l'école, mes camarades et moi, rien que des garçons, décidâmes de nous arrêter en route pour jouir d'une forme de marelle découverte sur le pavé. Je partis la première . Très vite je perdis l'équilibre en récupérant le palet avant de poursuivre pour la case précédente en sautant sur un pied. Je m'étalai de tout mon long sur le trottoir, la jupe en l'air me livrant complètement en spectacles aux garçons qui n'arrêtaient pas de rire. En me relevant, pour cacher ma honte, je piquai une crise de colère mémorable au point de foncer sur celui qui riait le plus ,oubliant qu'il était costaud et plus vieux alors que moi je ne faisais pas honneur à mes 10 ans. Il n'avait même pas besoin de me frapper en retour . Je me heurtai violemment contre le colosse qui ne bougea pas d'un pouce tandis que moi, je rebondis en arrière atterrissant une nouvelle fois sur le pavé. Je me relevai furieuse et partis sans mon sac d'école que j'oubliai par terre dans un coin. Il me fut rapporté plus tard par mes cousins Jean et David ". Je m'imagine que ce garçon doit être aujourd'hui enrôlé dans une armée fonctionnelle quelque part dans le monde.
La petite me fit sortir de mon
rêve en me prenant le bras. Encouragée,
je chassai l'idée sombre d'incapacité et
me lançai à l'aventure à la barbe des deux jeunes adolescents moqueurs au début
mais admiratifs de mon agilité plus tard. Heureusement que je garde encore mes
longues jambes! Un premier tour, un
deuxième tour...Les enfants ne me faisaient pas de cadeau. J'étais ivre de bonheur . J'encourageai même les garçons à nous rejoindre ( un souci constant d'integration des genres...) augmentant ainsi le nombre des participants, multipliant aussi les rires et boutades. Au troisième tour je pus arriver jusqu'au
Ciel ! Ciel !Ciel ! ....Quand je m'arrêtai : OOPS! l'heure de mon rendez-vous avec mon superviseur
était passée depuis plus d'une heure...sur mon téléphone, il y avait 10 appels
en absence en provenance du bureau.
Ljc,Petionville Haiti
Wednesday, July 23, 2014
Mwen Ta Renmen...
| source - pinterest |
Mwen ta renmen...
Gen menm gou ak zaboka ayisyen
Men m’ pa ta renmen
Grenn vant mwen
Tounen balon foutbòl
Nan pye okenn tigason dezòd
Mwen ta renmen…
Santi bon tankou yon mango
Men fòk se ta yon mango batis
Pa gen ni sal men ni fil nan dan
Men, mwen ta jennen
Wè m tounen yon merilan
Mwen ta renmen…
Gen menm pouvwa ak kowosòl
Men fòk kò'm pa ta sanble ak kò'l
Sa twò fèm sonje Lè « Akne »,
Gwo bouton nan machwè
Te soti pou fèm pèdi tèt mwen
Sa ki ta fè'm kontan nèt …
Se si m ta ka bel
Tankou yon pye flanbwayan
Ki makònen ak yon pye Lorye
Men fòk mwen ta layite
Sou de bò wout ayewopò Pòtoprens.
Lunise Jules Cerin
Petionville, Haiti.
Sunday, June 1, 2014
Dis-lui ....
La rosée règne au petit matin
Le soleil ne négocie pas le midi
Moi je jouis de la
tendresse de la brume
Et fais l’amour à ma chanson toute la nuit.
Dis-lui qu’ici la permanence détonne.
Nos braves militants se transforment
En héros de nos contes et histoires,
Toi amoureux transi en hiver
Ta flamme succombe à chaque annonce de l’été.
Dis-lui qu’ici la permanence détonne
Sur la scène de mon cœur
Elle ne peut prétendre prendre racine
Dame joie à l'entrée s’impatiente
Et la ligne de ses suivantes est longue.
Dis a ton amie Tristesse, qu’ici
La permanence détonne.
Lunise Jules
31 Mai 2014
Tuesday, May 13, 2014
FEMMES
Gouttes sèches de rosée d’un matin
Répliques sauvages de l’accouplement
du soleil aux ténèbres
Vagues engins Polluant les rêves de saints
Etoiles rebelles de ciel acariâtre
Bris de chaines d’enfances mal vécues
Terreurs de fins de gueule de bois
Notes fraiches en spirales de mélodies
Annonciatrices de nouvelles naissances
Idées originales conçues pour égayer
Des journées mal tournées
Et réinventer des fleurs mal écloses
Vois comme elles peuvent s’embraser !
Femmes enfants, Femmes rivière
Femmes Chapeaux
Femmes de jour, Femmes de nuit
Femmes Trophées
Femmes Seules, Femmes Rebelles
Femmes Carnaval
Femmes Citronnelle, Femme Café
Femmes Mapou
Femmes virus, Femmes Anticorps
Femmes Histoire
Femmes Fleurs, Femmes Roseaux
Femmes Océan
Femme Jazz, Femmes Yanvahlou
Femmes contre danse
Femmes Bouquins, Femmes Casseroles
Femmes Femmes
Elles aiment, vivent
Perdent, construisent,
Défient, échouent,
Se relèvent, chantent
Changent et meurent.
-Aminini
Répliques sauvages de l’accouplement
du soleil aux ténèbres
Vagues engins Polluant les rêves de saints
Etoiles rebelles de ciel acariâtre
Bris de chaines d’enfances mal vécues
Terreurs de fins de gueule de bois
Notes fraiches en spirales de mélodies
Annonciatrices de nouvelles naissances
Idées originales conçues pour égayer
Des journées mal tournées
Et réinventer des fleurs mal écloses
Vois comme elles peuvent s’embraser !
Femmes enfants, Femmes rivière
Femmes Chapeaux
Femmes de jour, Femmes de nuit
Femmes Trophées
Femmes Seules, Femmes Rebelles
Femmes Carnaval
Femmes Citronnelle, Femme Café
Femmes Mapou
Femmes virus, Femmes Anticorps
Femmes Histoire
Femmes Fleurs, Femmes Roseaux
Femmes Océan
Femme Jazz, Femmes Yanvahlou
Femmes contre danse
Femmes Bouquins, Femmes Casseroles
Femmes Femmes
Elles aiment, vivent
Perdent, construisent,
Défient, échouent,
Se relèvent, chantent
Changent et meurent.
-Aminini
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